Identité professionnelle : ce qui tient quand les compétences se périment
Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Ce qui tient quand les compétences se périment
Le dernier rapport Future of Jobs du Forum économique mondial avance un chiffre qui mérite qu’on s’y arrête : d’ici 2030, 39 % des compétences de base des travailleurs auront changé. Et 63 % des employeurs considèrent déjà l’écart de compétences comme leur principal obstacle.linkedinpolityOn en tire d’ordinaire une conclusion : il faut se former, encore et vite.
Je voudrais en proposer une autre.
Ce que les classements racontent vraiment
Regardons ce qui arrive en tête des compétences jugées essentielles. La pensée analytique, citée par 69 % des entreprises. Puis la résilience, la flexibilité et l’agilité, à 67 %. Le leadership, la créativité. Et, plus bas dans la liste, la motivation et la conscience de soi.linkedinAucune de ces compétences ne s’acquiert comme un logiciel. Ce ne sont pas des savoirs qu’on ajoute : ce sont des manières d’être présent à son travail.
Et toutes supposent la même chose. Savoir d’où l’on agit.
Le problème que la formation ne règle pas
Un professionnel qui enchaîne les formations sans savoir ce qu’il cherche à devenir accumule des outils sans gagner en assurance. Il reste adaptable, mais il s’adapte à des attentes, pas à une direction.
C’est ce que j’observe dans mes accompagnements. La difficulté n’est presque jamais un manque de compétences. C’est de ne plus savoir lesquelles méritent d’être développées, parce que la question de fond est restée sans réponse : qu’est-ce que je veux exercer, et depuis quel appui ?
L’identité professionnelle n’est pas une compétence de plus. C’est ce qui permet de choisir les autres.
Ce qui se périme et ce qui tient
Les compétences techniques ont une durée de vie, et elle raccourcit. Ce qui ne se périme pas, c’est la capacité à savoir ce que l’on fait, pourquoi, et ce qu’on ne fera pas.
C’est précisément ce qu’un travail sur l’identité professionnelle permet de clarifier. Non pour résister au changement, mais pour le traverser sans se perdre.
Quelles compétences développez-vous en ce moment — et au service de quoi ?
J’accompagne les jeunes pros et tous ceux qui veulent accroître leurs soft skills grâce à un coaching très couteau suisse. clemence.benoist.rouvier.com




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